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L’ETUDE :

Cette étude a été réalisée durant l’année scolaire 2009-2010 par les élèves de la classe de 5e2, sous la conduite des professeurs documentalistes.
Nous remercions pour les renseignements qu’ils nous ont fournis :

  • Madame E. Burgé, guide-conférencière de la COVE ;
  • Monsieur F. Kuzar, archiviste de la COVE ;
  • le personnel de la bibliothèque Inguimbertine ;
  • le service du Cadastre de la Mairie de Carpentras.

UNE LONGUE HISTOIRE :

Cette étude avait pour but de nous faire découvrir les transformations de la cité scolaire Jean-Henri Fabre depuis sa construction.
Nous avons aussi cherché ce qu’il y avait autrefois à cet endroit,
et nous sommes également allés visiter l’ancien collège dans le centre de Carpentras.

L’ancien collège

Dès le début du XIVe siècle, il y avait à Carpentras une « Maison des Ecoles » qui semble avoir changé plusieurs fois d’emplacement. A cette époque, cet établissement accueillait environ quatre-vingts élèves. On y enseignait la grammaire et la rhétorique. Les professeurs s’appelaient les « régents ». Recrutés par la municipalité, ils étaient choisi pour leur croyance dans la religion catholique. Il n’y avait pas d’autre concours. Jusqu’au XVIe siècle, le maître, qui gagnait très peu d’argent, était nourri par ses élèves, qui devaient lui verser également un florin par an. Le système était organisé en trois classes en fonction du niveau des élèves. Tous les samedis il y avait récapitulation générale. Les élèves ne devaient parler que le latin ou garder le silence. Chaque semaine, un « normator » était désigné parmi les élèves, il rendait compte des absences et des infractions. En 1582, la municipalité engage des discussions avec des congrégations religieuses pour l’ouverture d’un collège. C’est l’ordre des Jésuites qui fut finalement désigné. En 1593 est posée la première pierre du bâtiment, conçu par l’architecte E. Martelange. Il existe toujours, entre la rue du Collège et le boulevard Albin-Durand. La construction de la chapelle attenante commença en 1628 et fut achevée en 1687. La première rentrée scolaire eut lieu en 1607. En 1610, on comptait environ deux cents élèves (uniquement des garçons) et quarante pensionnaires. En 1768, suite à l’annexion du Comtat venaissin par Louis XV, les Jésuites furent expulsés et remplacés par différentes administrations ecclésiastiques jusqu’à la Révolution de 1789. En 1796 le collège reçut le nom d’ « Ecole centrale » départementale, puis redevint collège en 1803. L’établissement accueillait alors une centaine d’élèves. L’enseignement était organisé en six classes. Au XIXe siècle, de nouvelles matières sont introduites, notamment les sciences.

Jean-Henri Fabre y enseignera de 1843 à 1849. Dans ses Souvenirs entomologiques, il évoque le collège de cette époque : « Son aspect n’a pas changé, c’est toujours celui d’un pénitencier. (…) Entre quatre hautes murailles, j’entrevois la cour, sorte de fosse aux ours, où les écoliers se disputaient l’espace pour leurs ébats sous la ramée d’un platane. Tout autour s’ouvraient des espèces de cages à fauves, privées de jour et privées d’air : c’étaient les classes » (Souvenirs entomologiques, 3ème série). Après la guerre de 1914-1918, le collège, toujours établi dans les locaux du XVIe siècle, exigeait des réparations coûteuses, et s’avérait de toutes façons trop petit face à l’augmentation du nombre d’élèves. L’idée de construire de nouveaux bâtiments remonte à 1939. Après la guerre de 1939-1945, le projet prend forme.

Le nouveau lycée

Plusieurs terrains sont alors proposés pour recevoir la construction : le terrain Valabrègue à Souville, le terrain des propriétés communales de la Roseraie et le Clos Saint-Louis. C’est celui-ci qui est finalement retenu. Le Clos Saint-Louis était à l’origine un domaine agricole, situé au lieu-dit le Pont des Fonts. Il avait été racheté en 1930 par la société des Plâtrières de Vaucluse, qui construisit des bâtiments industriels à côté de la ferme. Tout cela sera démoli en 1959. La construction du lycée put alors commencer (architectes : A. Grégoire et J. Biscop). L’établissement (lycée et collège) ouvre ses portes en 1961 et la section technique en 1963.

La cité scolaire connaîtra peu de modifications importantes jusqu’au début des années 1990, avec la construction du bâtiment de l’enseignement technique, dans le prolongement de l’internat. Les travaux de terrassement entrepris pour les fondations ont alors permis de découvrir les restes d’un cimetière gallo-romain, avec un grand nombre de vases (en argile et en verre), de bijoux et de monnaies.
En 2009-2010, la construction d’un nouveau bâtiment technique est venue achever le « campus » de la cité scolaire.

Quelques élèves célèbres :

  • le poète Pétrarque (1304-1374), vers 1314 ;
  • Antoine d’Allemand (1679-1760), architecte de l’Hôtel-Dieu et de l’aqueduc ;
  • Joseph d’Inguimbert (1683-1757), archevêque de Carpentras ;
  • François-Vincent Raspail (1794-1878), biologiste et homme politique ;
  • les frères Bonaventure (1801-1890) et Jules Laurens (1825-1901), peintres et dessinateurs ;
  • l’écrivain André de Richaud (1907-1968).
  • Le chanteur Christophé Maé

Bibliographie :

AUTARD, Maurice : Histoire sommaire du collège de Carpentras. Rencontres, 3, mars 1959.
MOULINAS, D. et PATIN, M. : Notes sur le collège de Carpentras. Mémoires de l’académie de Vaucluse, 1894.

 

 

     

 

 

 

 

Fabre en 2013

 

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